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Vivre avec une greffe
Mathias, 24 ans, greffé du cœur, témoigne de son expérience
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Le Dr Corinne Antoine, néphrologue à l’hôpital Saint-Louis (Paris), parle des personnes greffées du rein
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Fabien, greffé du rein, témoigne de son expérience
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Aujourd’hui, une personne greffée peut reprendre une vie quasi normale. Elle peut travailler, avoir des enfants, faire du sport. Avec une greffe, on ne gagne pas seulement des mois ou des années de vie, on retrouve l’envie de faire des projets, de construire quelque chose, d’aimer, ce n’est pas rien ! Mais attention, le quotidien d’une personne greffée, ce n’est pas tout rose non plus. Point sur les bénéfices et les contraintes d’une vie avec une greffe.
Une qualité de vie qui progresse constamment
La greffe d’organes est pratiquée depuis plus de 50 ans, mais c’est un domaine de la médecine en progrès constant. Au début, les chercheurs essayaient surtout de réussir l’opération chirurgicale de greffe. Puis ils ont concentré les efforts sur la lutte contre le rejet des organes transplantés. Il faut savoir qu’en 1980, 30 % des reins greffés étaient rejetés par le corps dans les 12 mois suivant l’opération ; aujourd’hui 90 à 95 % de ces reins fonctionnent toujours parfaitement au bout d’un an.
Grâce à toutes ces avancées, aujourd’hui la vie d’une personne greffée est beaucoup plus agréable et « normale » qu’il y a 30 ans.
Chaque greffe d'organe est un cas particulier, avec ses propres bénéfices. Se faire greffer un rein permet d'échapper à un traitement lourd et handicapant : la dialyse. Pour d’autres organes comme le cœur, les poumons, la greffe c’est carrément une question de vie ou de mort. Or, un greffé du coeur peut vivre plus de 20 ans avec son greffon.
Des médicaments anti-rejets à vie
Notre organisme n’aime pas beaucoup les corps étrangers. Quand il en détecte un, il active immédiatement le système immunitaire, à charge pour lui de s’en débarrasser. C’est vrai pour les virus ou les bactéries, c’est également vrai pour un organe greffé.
Le rejet se produit quand le greffon est détruit par les globules blancs de la personne greffée. Il risque d’avoir lieu quelques heures après la greffe ou plusieurs années plus tard, on ne peut jamais savoir. Pour l’éviter, les personnes greffées doivent donc prendre une combinaison personnalisée de médicaments dits « immuno-suppresseurs » toute leur vie.
Ces médicaments ont fait d’énormes progrès ces dernières années en termes de tolérance et d’effets secondaires. Mais reste un gros inconvénient : ils diminuent les défenses immunitaires et rendent donc la personne plus vulnérable aux maladies et aux tumeurs cancéreuses. Il faut donc surveiller attentivement sa santé.
On pense souvent au donneur
Les personnes greffées pensent souvent au donneur sans qui la greffe n’aurait pas été possible. Dans beaucoup de témoignages, on retrouve cette grande reconnaissance envers cette personne décédée et sa famille.
8 janvier 2008




