- La campagne de juin 2010
- Je veux être donneur
- Je ne veux pas donner mes organes
Je veux être donneur
Votre décision est prise : vous voulez donner vos organes après la mort. Mais si les choses sont claires pour vous, elles ne le sont peut-être pas pour votre entourage. Une seule démarche est nécessaire : le dire !
Je parle de mon choix à mes parents, à mes amis
En France, l’Agence de la biomédecine demande à chacun d’entre nous de dire son choix sur le don d’organes à ses proches, en commençant par sa famille. Mais parler du don d’organes comme ça, l’air de rien, ce n’est pas forcément naturel ou facile, c’est clair !
A éviter absolument : la déclaration solennelle devant le rôti de mamie le jour de la Toussaint. Bonjour l’ambiance ! Au contraire, mieux vaut se lancer le jour où il se passe quelque chose dans l’actualité, dans la famille… qui amène naturellement au sujet. Par exemple les problèmes de santé d’un proche, la greffe d’un ami, ou encore une émission de télé, une info sur le web, un cours sur le sujet…
Il faut en parler simplement, sans chercher à philosopher ou à faire un exposé technique. Il ne faut pas non plus en parler dans la perspective de sa propre mort mais plutôt dans celle de la mort en général. Et en parler, ça ne veut pas dire que ça va arriver, halte à la superstition ! Prendre un exemple pour expliquer son choix peut aussi aider à faire passer le message.
Si vous sentez des réticences, acceptez-les. Dans une conversation sur le don d’organes, certains vont en profiter pour dire eux aussi leur position de façon spontanée, d’autres vont être indécis ou mal à l’aise. C’est normal, toutes les attitudes doivent être respectées. Il ne faut pas porter de jugement, ça ne ferait que créer des tensions.
L’important est de laisser la porte ouverte à de futurs échanges, de laisser ceux qui n’étaient pas prêts réfléchir au sujet. Si vous avez fait le premier pas, vous verrez que ça peut être bénéfique quelques jours ou quelques mois plus tard.
« Et si je préfère prendre une carte de donneur ? »
Si cela vous rassure ou si cela vous aide à officialiser votre décision, pourquoi pas ! Vous pouvez d’ailleurs télécharger celle de l’Agence de la biomédecine sur cette page. Mais la carte de donneur n’a aucune valeur légale : carte ou non, les médecins interrogent toujours la famille. Au mieux, la carte peut faciliter le dialogue avec l’équipe de coordination du prélèvement. Mais il faut savoir que des personnes de votre famille peuvent mal le vivre car elles n’ont pas été psychologiquement préparées à comprendre et accepter votre don.
En résumé, la carte de donneur ne peut en aucun cas remplacer un échange avec son entourage. C’est une question de loi mais aussi de psychologie.
« Et si je veux donner certains organes mais pas d’autres ? »
Ce n’est pas un problème. Si vous ne souhaitez pas que certains organes ou certains tissus soient prélevés, il suffit de faire passer le message le jour où vous dites votre choix à votre famille. Elle pourra en témoigner auprès des médecins.
« Et si je suis malade ? »
Il n'existe pas de contre-indication a priori au don d’organes : on peut être prélevé même si l’on est malade ou que l’on suit un traitement lourd. En fait, ce sont les médecins qui jugent au cas par cas du prélèvement de chaque organe, en fonction de son état et des dossiers médicaux des malades en attente de greffe. Mais si vous avez des questions liées à votre cas particulier, n’hésitez pas à en parler avec le médecin qui vous suit.
« Et si je suis mineur ? »
C’est un peu compliqué d’un point de vue légal car la décision de prélever revient aux parents. Mais c’est toujours la même chose : si vous en discutez avec eux et qu’ils sont convaincus de votre choix, il n’y a pas de raison pour qu’ils ne respectent pas votre volonté au cas où…
8 janvier 2008




