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- Donner un organe de son vivant
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Donner un organe de son vivant
Un membre de votre famille souffre d’insuffisance rénale ? Vous pouvez peut-être l’aider en lui donnant un rein. En effet, le don d’un rein de son vivant peut être pratiqué, il représente 9,8 % des greffes de rein au total. Cette pratique est un moyen supplémentaire de développer la greffe, parallèlement au don après la mort. Elle est très encadrée, pour des raisons médicales et éthiques.
Le don du vivant concerne surtout les reins
En France, le prélèvement d’un organe sur un donneur vivant se pratique surtout pour le rein (283 cas en 2010). Comme on en a deux, on peut en donner un et vivre avec celui qui reste. Parfois, on peut aussi prélever une partie du foie, et exceptionnellement une partie du poumon, mais l’opération est beaucoup plus délicate, c’est pourquoi en France on encourage surtout le don du vivant pour le rein.
Seuls les proches cher peuvent donner
Ce très beau geste n’est possible que dans certaines circonstances. Il est possible si le malade est un membre de sa famille proche : parent, frère, sœur, enfant, grand-parent, oncle, tante, cousin(e) germain(e), mari, femme, ou toute personne pouvant apporter la preuve d’une vie commune depuis au moins deux ans avec le malade. Depuis peu, il est également possible pour une personne avec laquelle on est très proche, si on peut prouver l’existence d’un lien affectif fort depuis au moins deux ans. Le donneur doit être majeur.
Ensuite, comme n’importe quelle greffe, il faut que le donneur et le receveur soient le plus compatible possible (même groupe sanguin …). C’est d’ailleurs pourquoi ce sont les membres de la famille très proche, génétiquement très semblables, qui sont les mieux placés pour donner.
En cas d’incompatibilité, on peut cependant envisager un don croisé avec un autre duo donneur-malade dans la même situation.
Enfin, il ne suffit pas d’être volontaire et compatible. Il faut suivre tout un parcours au cours duquel on vous informe, on vous fait passer des examens de santé et on soumet votre candidature à un comité d’expert (appelé « comité donneur vivant »). Tout ça pour vérifier que vous avez bien compris les enjeux et les risques de l’opération, mais aussi pour s’assurer que vous n’avez pas subi de pression de l’entourage, que vous êtes bien libre de votre choix.
Pour plus d’informations :
http://fnair2.pagesperso-orange.fr/
9 août 2011






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